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L'encyclopédie des hauts pays d'Artois

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Audincthun : germ. (saxonne) en -ingatun = la ferme des gens de Audo > Odo > Eudes : Audinga-tun = la ferme des gens d'Audo.

Bouloy (la) : méd. de betuleta = le bois de bouleaux (défrichement).

Bout-là-Haut : localisation imprécise, déterminé par sa situation.

Burette : ferme tenue de la seigneurie de Wandonne, sans doute nom d'homme. Localisation à vérifier.

Fond Créville : lieu-dit qui pourrait rappeler une villa, le premier élément reste obscur.

Hesdrival : rom. ant. à 1122 de vallis = val de Hildirad, nom d'homme.

Milfaut < Mylfaut  en 1559 : germ. feld = champ de Milo, nom d'homme.

Moulinet : ferme, méd. ou mod., explicite.

Saint-Aubin < Sanctus Albini en 1177 : château,  méd.

Sécheresse, Rosalie-dit la Sécheresse : maison isolée, mod., sans doute un cabaret tenu par Rosalie en un lieu sans arbres.

Vert-Tilleul : écart, explicite.

Wandonne < Wandonne en 1177 : on peut supposer un prototype Wand-onna ou Vand-onna. Le premier terme peut-être pré-indo-européen, mais le suffixe -onna est assurément celtique avec connotation hydronymique. Marie-Thérèse Morlet propose cependant un nom germ. de Wando, nom d'homme, affecté du suffixe -onna.

Wandonnelle < Vuandonel en 1591 : dim. méd. de Wandonne.

Avroult : germ. hult = bois, de "Afar-hult"= le bois en arrière.

Beaumetz-les-Aire : méd. ant. au XIe à partir de mansus = manse, et de l'adjectif beau.

Bomy :  gallo-rom. en -acum/-iacum de Balma = la grotte : Balmiacum. 

Berquigny : gallo-germ. en -iacum de Biriki : Berkiniacum. A rapprocher de Bercagny.

Bois-Butin : ferme  du XIXe liée à un défrichement. L'origine est un lieu-dit.

Grand-Bois : ferme du XIXe à partir de laquelle s’opéra le défrichement du Grand Bois de Bomy.

Greuppe : germ. de Gropa = fossé d'écoulement.

Pétigny : gallo-rom. en -in-iacum de Petius : Petiniacum. 

Rupigny : gallo-germ. en -in-iacum de Rupo : Rupiniacum.

Sainte-Frévisse : cet écart (ermitage) qui évoque le souvenir d’une sainte anglaise du VIIIe est mentionné dès avant le XVIIe.

Coyecques[1] : gallo-rom. en -acum/-iacum  de Coïus : Coïacum. Coïus, forme lat. issue de Coïos.

Abbaye (L') : ferme appartenant à l'abbaye de Saint-Bertin, citée en 1537.

Capelle-sur-la Lys : méd. ant. à 1469, explicite. La différenciation se fait au XVIe (La Chapelle-les-Coyecques en 1518, Cappelle sur la Lys en 1559).

Clalrez : méd. ant. à 1398, pour désigner un manoir de Saint-Bertin, étymologie obscure.

Crocq : hameau, méd., de crocq = ressaut de terrain.

Gris (le) : nom d'une ferme dont la localisation reste à vérifier.

Haiguerie (la) :  méd. < 1537, de haga = haie + suffixe -erie = la ferme close de haie.

Hamel (le) :  méd., liée à un nouvel habitat (1179).

Marais : explicite, intervenant pour désigner un  hameau.

Nouveauville : méd., = la nouvelle "ville" de domaine.

Ponches < Poncoe en 1157 : nom lat. Pons, pontem = pont, lieu où des voies romaines franchissent des rivières, ici, la voie de Thérouanne à Brimeux. cf. Ponches en Ponthieu, correspondant peut-être à l'Ad Lullia de la table de Peutinger et assurément au Pontibus de l'itinéraire d'Antonin.

Prévôté < Le Prévôté en 1407 : ancien manoir, méd., lieu où siège le prévôt, officier seigneurial.

Semblethun, Grand-Semblethun, Petit-Semblethun < Sempleton en 1132 : germ. (saxonne) en -ingatun = la ferme des gens de Simblo, nom d'homme.

Wamel (le) : autre forme du Hamel.

 

Dennebroeucq : germ., de broek = marais. Le premier terme reste cependant obscur.

Fosses-Morel : moulin désigné à cause de son contexte topographique et du nom d'un éventuel propriétaire.

Glein : peut-être celtique de glana = la pure.

Plouy (le) : lieu-dit pouvant rappeler un habitat ancien, méd., de "ploïch" = enclos.

 

Enguinegatte : germ. gata = la porte, le chemin, peut-être = la porte d'Enquin, ou plutôt la porte d'Inkino, nom d'homme, selon Marie-Thérèse Morlet. Pour Gysseling, c'est le village qui se situe sur le chemin d'Enquin.

Arnonval : rom. en -val, de Arnwulf > Arnulf, nom d'homme.

Basse-Boulogne (la) : voir annexe.

Motte-des-Sarrazins (ou des Templiers) : lieu-dit, méd. motte = site fortifié.

 

Enquin [-les-Mines] : gallo-germ. avec suffixe lat. -inus, d'Anako : anakinus, à moins que ce ne soit le nom d'homme lat. Anicetus de Anicetinus. Le distinctif « -lès-Mines » a été officialisé en 1904.

Carnoy (la) : méd. de carnetum = l'endroit planté de charmes. Ferme dont la première mention apparaît en 1119.

Fléchinelle : dim. méd. ant. à 1119, de Fléchin.

Mines-de-Fléchinelle : fin XIXe, explicite.

Serny < Serni en 1199 : gallo-rom. en -acum/-iacum de Serenius : Sereniacum. Serenius, dérivé du surnom (cognomen) Serenus.

 

Erny [-Saint-Julien) : gallo-germ. en iacum de Aro/Arin > Ern : Herinniacum.

Ricametz < Cassini, XVIIIe : ancien château, nom sans doute rom. en mansus = exploitation, manse de Riko, nom d'homme.

 

Fauquembergues : germ., de "falken-berg" = le mont des faucons.

Basse-Boulogne (la) : voir annexe.

Briqueterie : écart du XXe, la briqueterie a été fondée avant la Grande Guerre.

Ferme de la Forêt : ferme de défrichement du XIXe.

Hamel (le) : méd. liée à un nouvel habitat (1177).

Motte-Dieu : motte disparue, méd. motte = site fortifié.

Pont-à-Place : étymologie obscure.

Ritez-Vilain : lotissement au XXe, d'un lieu-dit, rietz = mauvaise terre, le qualificatif s'explique par la nature marécageuse du site.

 

Febvin[-Palfart] : gallo-rom. en -inus de Fabius : Fabinus.

Champ-Rouge : écart, mod. ou contemporaine. Localisation à vérifier, ou mauvaise lecture de Courouge.

Château (le) : ferme, signification explicite.

Courouge (le) : méd. quadruvium = carrefour. Le lieu ne se retrouve plus sur l'actuelle carte I.G.N., mais on note l'existence de la voie romaine de Thérouanne à Amiens sur laquelle se situe justement notre hameau..

Ferme d'en haut : explicite.

Honninghem : germ. en -ingaheim = la maison des gens de Huno : Huninga-haim.

Hurtebise : méd. ou mod. de type métaphorique, ces lieux sont situés généralement sur des plateaux et soumis à tous les vents.

Livossart : rom. en Sartum = essart, défrichement, de Liubhildis > Libhildis, nom de femme.

Mont-Cornet : hameau situé sur un mont, cornet = pointe.

Moulin du Crocq : méd. ou mod., explicite, peut-être le Moulinel, parfois signalé.

Mulné < Cassini, XVIIIe : étymologie obscure. Localisation à vérifier.

Palfart : germ. palle = ? + faert = ruisseau, d'après Pétri.

Pippemont : méd. en mont, premier élément obscur, sans doute un nom de personne.

Plouy (le) : méd. liée à un nouvel habitat, de "ploïch" = enclos.

Ramiéville : rom. en -villa  de Ramin, nom d'homme (peu sûr).

 

Fléchin : gallo-rom. en -acum/-iacum de Felicius, variante Felsius : Felsiacum. Une graphie ancienne donne Felciacum (1096) qui permet de proposer un type en -acum. Felicius, dérivé de Felix, forme contractée de Felcius.

Boncourt : germ. hult = bois, voir Bécourt p. 214.

Brûle (le) : méd. de breuil = petit bois clos de mur ou de haie, en ancien français, ancien manoir < 1490.

Crocq, Moulin de Crocq : méd., de crocq = ressaut de terrain.

Cuhem < Culhem : germ. en -haim = maison. Le premier élément est obscur. Gysseling estime que le second élément peut être le germ. hamma = langue de terre se projetant en terrain d'inondation. Marie-Thérèse Morlet propose une forme en -haim, à partir de l'anthroponyme Kolo/Kollo. Cuhem et Cohem seraient les maisons de Kolo.

Moulin de la Carnoye : méd., ce moulin se situe en direction de la Carnoye d'Enquin-lès-Mines.

 

Laires : méd. à partir de larris = terre en friche.

Val-Willaume < Le Val-Willaume emprès Laires en 1389 : ancienne ferme, méd., val et Guillaume , nom d'homme.

 

Merck-Saint-Liévin < Merquennes en 1289, Merkenes : l’étymologie reste obscure. On peut cependant supposer un thème marca/mark, qui peut être celtique, avec le sens de cheval ou de frontière, ou encore germ.. Le suffixe -ennes a disparu, comme dans les divers Cottènes, Desvrennes, etc., mais peut être celtique[2].

Coulonfontaine : méd. ant. à 1139, de coulon = pigeon et fontaine, = la fontaine aux pigeons.

Forestel (Merck) : méd. rappelant un bois défriché, mais dont le sens premier est petite forêt princière ou seigneuriale.

Four-à-banc : le nom de cet ancien écart, signalé sur la carte de Cassini (XVIIIe), fait penser au four à ban seigneurial.

Grand-Manillet : méd. ant. à 1415 (Maisnillet), dim. de maisnil = la ferme.

Hamelet : diminutif de hamel (Amellus en 1119).

Levast : écart

Maisnil d'Aval : voir ci-dessus Grand Manillet.

Marderie : forme contractée de maladrerie.

Massènes < Cassini, XVIIIe : écart.

Méloyer (Merck-Saint-Liévin) : sans doute Hamel-Loyer, méd., hameau + Loyer, nom d'homme d'origine germ. (aphérèse de l'initiale).

Montifault < Montiflot Cassini, XVIIIe : germ. ??, d’origine obscure.

Motte-Warnecque : voir ci-dessous Warnecque.

Picquendal < Pikendale en 1139 : germ. dala = val de Pico,  nom d'homme germ.

Placette (la) < Cassini, XVIIIe : ancien écart.

Saint-Edon < Cassini (XVIIIe) : ancien hameau devenu lieu-dit.

Val (le) : méd., de val.

Warnecque < Werneka en 1139 : gallo-germ. en -iacum = domaine de Werno.

 

Reclinghem < Ricolvingahem en 857 : germ. en -ingaheim = la maison des gens de Ricolwulf : Ricolwulfinga-haim.

Lilette : nom de situation, hameau situé entre deux bras de la Lys.

Malefiance < Malefiance en 1127 : ancienne ferme et château, nom péjoratif.

Riotte < La Riotte en 1474 : méd. de ancien picard ru/riolum = ruisseau (du bas-latin rius). La forme originelle doit être riolle, attraction paronymique qui a modifié le suffixe.

 

Renty < Rentica XIe : gallo-rom. en -acum/-iacum de Rancius, Rantius (gaul.) : Rantiacum. Même origine qu’Arneke en Flandres.

Assonval : rom. en -val, de Azzo/ Asso, nom d'homme.

Cauroy (le) : méd. avec le suffixe -etum, collectif d'arbres, rappelant un lieu défriché = lieu planté de charmes.

Metz-Pertoire : localisation à vérifier.

Mont de l'Ecu : origine obscure.

Ramonettes (chez) : maison, ramonette de l’ancien français raime = rameau, puis lisière de bois. Création sans doute mod. du moins pour la ferme (défrichement du XVIIIe).

Recollets : ferme à l'emplacement du couvent des Recollets fondé au XVIe.

Rimeux < Cassini, XVIIIe : étymologie obscure, peut-être du germ. Rimwald, nom de personne.

Ruissel : écart, méd., de ruissel = ruisseau.

Saint-Laurent, Fontaine-Saint-Laurent < Sanctus Laurentius en 1173 : ferme méd. près de la source du même nom (christianisation d'un culte topique préchrétien).

Valtencheux < Vallis Estancelini en 1177 : méd., val et Estancelin, nom d'homme.

           

Saint-Martin-d'Hardinghem < Dardingahem en 1016 : germ. en -ingaheim = la maison des gens de Dardo, Tardo : Daring-haim. La forme Dardinghem prévaut jusqu'au XVe, la première mention Saint-Martin, accolée à d'Hardinghem, date de 1512.

Bout-de-la-Ville : mod., explicite = le bout du village.

Court-l'Evêque ferme appartenant aux évêques de Thérouanne connue dès 1119 (Villa episcopi).

Hervarre <  Hairevaire en 1403 : étymologie obscure.

Mont-Eventé < Carte Cassini, XVIIIe : mod., explicite à cause de la situation.

Willametz : rom. en mansio = maison, de Wilhelm, donc la maison, le domaine de Guillaume.

 

Thiembronne < Tembroina en 1079 : germ., de brunno = source, de ten = osier : c'est du moins ce que propose Paul Lebel, mais avec une extrême précaution.

Bourguet (le) : méd. à partir de bourg = château, avec diminutif en -el, comme l'attestent les graphies anciennes Bourgheel, au XIIe, Borgheel en 1228.

Bucaille (la) : méd. ant. à 1287(?)[3], de l’ancien français boscage, boschaille  (XIIe), dérivé de bosc, busc = petit bois. Nom donc de défrichement.

Cloquant : méd. ant. à 1271, à partir de camp = champ ? Le premier élément demeure obscur. Formes anciennes : Clocamp, Clauescamp, peut-être du nom d'homme germ. Klodo.

Drionville : nom rom. en -ville. Le premier terme reste obscur.

Ecuires : germ. skurjon = grange.

Fauquemaisnil : rom. en mansionile = petite maison, de Folkiko > Foulques, nom d'homme. Ce nom de lieu, cité jusqu'en 1302, semble avoir disparu. A moins que son souvenir soit rappelé par le lieudit "Flots bénis" de Wismes.

Fay (le) : méd., = le hêtre.

Ferme-Bouret : ferme ancienne du nom du propriétaire ? Ferme seigneuriale connue dans les documents du XVIe.

Gros-Tison : tardiméd. ou mod., le château aurait été bâti autour d'un gros arbre qu'on aurait brûlé dans la cheminée.

Loquin < Lokin en 1125 : germ. tardif lauha = bois et diminutif flamand.

Marais : explicite, intervenant pour désigner un  hameau.

Mont-Eventé : écart, mod., explicite à cause de la situation.

Petit-Thiembronne < Tembronella en 1119 : méd., hameau désigné par rapport au lieu principal.

Pont-Gavelle : Gavelle est un patronyme attesté en 1569 à Bomy et Fléchin.

Val-Restaud < Vallis Restaudis en 1244 : méd., val et Restold, nom d'homme. Ancien prieuré de l'abbaye de Saint-André-au-Bois fondé en 1176.

[1]. Voir Queste Philippe, "Toponymie et microtoponymie coyecquoise", Bulletin Historique du Haut-Pays, tome XIV, n° 57-58, 1999, pp 141-152.

[2]. Il existe un article de Demarsy A., « Note sur le nom de Merck-Saint-Liévin (Pas-de-Calais) au XIIIème siècle ». Bulletin de la Société des Antiquaires de France, (1872), p 105, que je n'ai pas vu.

[3]. Si la mention La Buscaille du cartulaire de Sainte-Saulve s'applique bien à Thiembronne (Dictionnaire topographique), car il existe un fief du même nom à Wambercourt qui paraît mieux convenir.