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L'encyclopédie des hauts pays d'Artois

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Ambricourt : nom rom. en cortem de Amalric, nom d’homme.

Marenville : lieudit rappelant peut-être un ancien domaine, rom. en ville. Premier élément obscur, et localisation à vérifier.

Basse-Boulogne (la) : voir annexe.

 

Avondance < Abundantia en 1177 : celt., de caractère hydronymique, de Abundantia, qui serait le nom primitif de la Planquette.

Beaulieu : rom. ou méd. à partir de locus = lieu, qui signifierait partie de domaine, ici du domaine de l'abbaye de Ruisseauville.

Saint-Waudru < XIVe : ancien manoir dépendant de l'abbaye de Ruisseauville.

 

Canlers : germ. en hlaeri = clairière. Le radical est obscur, peut-être Cano, nom d'homme.

Héricourt : voir Héricourt, dans le canton de Saint-Pol, mais il s'agit ici d'un nom importé à cause de la famille du même nom, qui, à la fin du Moyen-Age, détenait la seigneurie du lieu.

Petit-Canlers : mod., hameau désigné par rapport au lieu principal.

 

Coupelle-Neuve : dédoublement méd. de Coupelle. Noeufve-Coupelle est mentionné pour la première fois en 1476, tandis que Coupelle l'est sans adjectif jusqu'en 1393. Il faudrait donc voir ici une création du XVe.

 

Coupelle-Vieille : méd., ant. à 1162, d'origine obscure. On peut aussi bien envisager comme Denise Poulet une dépression qu'expliquerait le val naissant de la Traxenne, j'avais proposé en 1992 une racine koppa = sommet[1], venue d'une langue pré-indo-européenne, mais encore productive au Moyen-Age (Mont de Couples, Couples), comme le fit en son temps Jules Martel.

Cagnards (les) : moulin, sans doute mod. ou méd.. On peut y voir un thème quesne = chêne, avec le suffixe -ard, utilisé parfois comme collectif d'arbres en picard.

Macquinghem : germ. en -ingaheim = la maison des gens de Makko, nom d'homme. Ce nom représente un lieu-dit : a-t-il remplacé un habitat disparu ?

Marais : explicite intervenant pour désigner un  hameau.

Monteville < Molleville en 1739, Méville (Cassini) : rom. villa = domaine de Méduoni, nom d'homme ?

Moulin-Hérent : mod., moulin suivi du nom de son propriétaire.

Roiteleux : ferme, étymologie obscure.

Rue-de-Boquet : ancien écart, mod. = la rue qui mène au bosquet. La Rue Boquet existe toujours.

Rue-des-Richards : hameau, relativement explicite.

Wailly : gallo-rom. en -acum/-iacum de Valius : Valiacum.

 

Crépy : gallo-rom. en -acum/-iacum de Crispius : Crispiacum[2].

Crépieul (Crépy) : dim. méd. de Crépy.           

 

Créquy : gallo-rom. en -acum/-iacum, voir Crecques. Il n'est pas assuré que Créquy soit issu de Crixsus. C'est la proposition que nous tenons étant donné que la localité était située sur la frontière linguistique et que la confrontation entre le germ. et le rom. a pu perturber une évolution phonétique qui a conduit normalement à Crécy, en milieu rom. et à Crecques, en milieu germ.. A toutes fins utiles, signalons que Dauzat-Rostaing, repris par Nègre, donne comme étymon le germ. Kericho. Marie-Thérèse Morlet propose le germ. Kreko. Quant à la vulgate locale, elle nous dit que Créquy est le pays des crèques, des créquiers, le créquier étant ce petit prunellier que l'on retrouve dans le blason de l'illustre famille qui a tiré son nom du village.

Bois-de-Granges : ferme XIXe, défrichement vers 1870, désignation relative au bois défriché qui appartenait à la seigneurie des Granges, dont le chef-lieu se situait à Planques. Anciennement : Marquais-à-l'eau.

Bout-de-la-Ville : sans doute méd. qui indique le bout du village.

Maisoncelle : méd., = les petites maisons, hameau de défrichement.

Maisonnettes : hameau de la fin du XVIIIe.

Moulin -(Boudry) : ferme isolée, moulin à vent du XIXe.

Moulin (Butte du) : lieu-dit rappelant un ancien moulin à vent seigneurial disparu au XIXe.

Parquet (le) : hameau, méd. ou mod. = le petit parc, lieu clos.

Préhédré < Préheudré en 1473 : méd.,  pré et Hildiric = le pré d'Hildéric.

Rucfort < Rutfort au XVIIe : germ. furdu = gué, peut-être de Hruoko, nom d'homme germ.

 

Embry : gallo-rom. en -acum/-iacum de Ambarrus : Ambariacum. Le nom d'Ambarrus est ethnique, il désigne un peuple de Gaule situé entre les Eduens et les Allobroges, dans le pays de Dombes.

Bouillet (le) : ferme isolée attestant un défrichement récent (XVIIIe ou XIXe), désigné d'après un lieu-dit, de betula = bouleau.

En-haut (ferme d') : ferme isolée d'époque mod., désignée par sa situation.

Saint-Wandrille < Sanctis Wandregisilius en 1121: méd. religieux. Le nom a peut-être été donné à un hameau préexistant (un ancien relais sur la voie romaine de Brimeux à Thérouanne) à cause du passage des reliques de Saint-Wandrille au IXe.

 

Fressin : gallo-germ. avec suffixe lat. -inus de Friso/Freso : Fressinus.

Barles : ferme mentionnée sur la carte de Cassini.

Épaule (l') : méd. à partir de l'ancien français espalt = bois réservé au seigneur.

Ermitage (l') : nom d’un hameau désigné par la présence éventuelle d'un ermite. La datation reste à préciser.

Lombardie (la) : mod. ?, à partir d'une ferme qu'aurait possédé Lombart, nom d'homme.

Plouy (le) < Le Ploich-en-Fressin en 1718 : méd., liée à un nouvel habitat, de "ploïch" = enclos.

Rue Blanche : écart, rue frayée en milieu calcaire.

Rue d'Enfer : écart, désignation par rapport à sa situation, dans un fond.

Rue des Gardes : écart, méd., explicite.

Rue-de-la-Lance : écart, rue du porteur de lance ?

Rue-Haute : écart, désignation par rapport à la situation, sur la pente.

Tronquoy (le) < le Tronquoy en 1602 : méd., de tronquetum = lieu hérissé de troncs,  indique un défrichement, chef-lieu de la seigneurie du Tronquoy destinée à un cadet des Créquy au XIVe siècle.

 

Fruges : formation probablement lat., de frutea = lieu planté d'arbrisseaux : l'évolution phonétique semble en effet logique. C'est la proposition que j'avais jadis faite[3] ; elle valait mieux que le Fruges = fruits, proposé par Malbrancq ou encore le Frauces = terres en friches, du Dauzat-Rostaing.

Basleau : peut-être germ. en lauh = prairie marécageuse. Le premier élément reste obscur.

Beauséjour : ferme XIXe, défrichement du bois de Coupelle.

Bois-Noquart : ferme XIXe, désignation par rapport au bois défriché alors.

Digues (les) : contemporaine, pour un hameau qui marque une extension de Fruges au XIXe, désigné par rapport à sa situation, au-delà de la Traxenne endiguée.

Fort-Duriez : hameau entre Fruges et Coupelle nommé ainsi à cause de l'ancien château des seigneurs de Fruges, tout d'abord et de la consistance agricole du sol, le rietz = mauvaise terre.

Gourguesson : méd. à partir de Gorga = la gorge, et dim. = la petite gorge, c'est-à-dire la petite vallée.

Herbecque : germ. en becque = rivière, ruisseau, le premier élément est obscur, sans doute helle = trou. Graphie ancienne Hellebecque. Herbecque est une forme mod..

Leuliette :  méd. ou mod., fabrique d'huile ?

Marais : explicite, intervenant pour désigner un  hameau.

Mont-Carmel < Cassini (XVIIIe) : ancienne chapelle.

Petit-Saint-Pol : écart probablement XIXe, à l'embranchement de la route mod. de Saint-Pol.

Saint-Gilliet : probablement méd., Saint-Gilliet est le Marais Saint-Hellerie mentionné sur la carte de Cassini. Il est lié au souvenir de Saint Hélier, un missionnaire du VIe dont la Vita raconte qu'il est passé en Morinie et dont on a gardé la mémoire à Fruges.

Sarfaucry : écart, méd., sart = défrichement, et  nom de personne Fauchery > Fauquery = le faucheur.

Trois-Moulins : écart, XIXe, présence de trois moulins à vent.

 

Hézecques : gallo-germ. en -iacum, d'Haso, nom d'homme : Hasiacum.

Hézecquel : dim. méd. ant. à 1246 d'Hézecques.

Mardinchon < Carte de Cassini (XVIIIe) : hameau, peut-être d'une forme hypocoristique de Médard = ferme de Médard (peu convaincant).

 

Lebiez : le nom a remplacé Saint-Vées, méd. (première mention de Lebiez en 1479). Saint-Veest a pris ce nom à cause de la famille du Biez, devenue seigneurs du village au XVe.

Ancien-Couvent (l') : ce lieu-dit rappelle l'existence du couvent de Récollets fondé vers 1570.

Bois-de-Lebiez : ferme, XIXe, défrichement.

Haut-de-Lebiez : partie haute du village.

Récollets : voir Ancien-Couvent

Saint-Hubert : écart, à partir d'une chapelle.

Saint-Vaast < Sanctus Veestus en 1142 : ancien nom de Lebiez, Saint-Vaast > Saint-Vées fonctionne jusqu'en 1507 au moins.

 

Lugy < Lodia en 1042 : gallo-rom. en -acum/-iacum, Lautius : Lautiacum. Lautius, dérivé du surnom (cognomen) Lautus, variante de Lausius. C'est une possibilité, car ce nom a produit les Luzy d'ailleurs au même titre que Lusius, dérivé de lusus = jeune, employé comme nom de famille (gentilice) et surnom (cognomen). 

Rahiermetz < Rairmès en 1112, Raherrii mansus en 1123 : rom. en mansio = maison de Rathari, nom d'homme.

 

Matringhem < Matrinkehem en 1120 : germ. en -ingaheim = la maison des gens de Mathari : Matharinga-haim.

Petite-Cense : mod., explicite, localisation à vérifier.

Sainte-Croix < Cassini (XVIIIe) : ancienne ferme.

 

Mencas < Makenkart, Makenkac en  1129 : germ. kac = pilori, de Mako-kac = le pilori de Mako, nom d'homme.

Bellefontaine :  méd. ou mod.,  mentionnée sur la carte de Cassini (XVIIIe).

 

Planques < Plankoe en 1187 : méd. de planche = pont.

Aubremont : rom. en montem = mont de Alberich, nom d'homme ?

Les Granges : méd., explicite, chef-lieu d'une seigneurie démembrée de celle de Créquy.

 

Radinghem <Radingehem en 1188 : germ. en -ingahaim = la maison des gens de Rado, nom d'homme.

Grand-Marais, Petit-Marais : méd. ou mod., marquent une extension de Radinghem vers le bas du territoire.

 

Rimboval < Ramboldi vallis en 1177 : rom. en vallis = val, de Raginbald > Rimbaud, nom d'homme.

Câtelet (le) : méd., signalée depuis le XIIe, à cause du site fossoyé.

Larronville : rom. ville = domaine, et sans doute Rado, = le domaine de Rado, avec agglutination de l'article. Pas de graphies anciennes. Cf. Ronville, faubourg d'Arras < radoni villa en 680.

Saint-Philibert < Sanctus Philiberti en 1174 : ferme fondée au Moyen-Age, appartenant à l'abbaye de saint-Augustin-lès-Thérouanne.

 

Royon : gallo-rom. en -onem de Rupius : Rullione, que l'on peut rapprocher de Rouillon, dans le département de la Sarthe ou plutôt Roïus, nom d'homme.

 

Ruisseauville < Russeli villa en 1185 : nom rom. en -ville et Roussel, Rousseau, nom d'homme.

Notre-Dame-au-Bois < ecclesia sanctae Mariae de Nemoré en 1138 : emplacement de l'abbaye de chanoines réguliers de Saint-Augustin d'Arrouaise fondée vers 1100.

Rossignol : ferme, méd. ou mod., explicite. Localisation à vérifier.

 

Sains-les-Fressin < Sanctum en 800: rom. de sancti = église où on garde des reliques, à moins que ce ne soit Senonis.

Rossignol < Le Loussignol en 1289 : méd., explicite.

 

Senlis < Senlis en 1203 : gallo-rom. en -acum/-iacum, Senilius : Seniliacum. Senilius, dérivé du surnom (cognomen) Senilis.

Aulnois (les) : méd. rappelant un ancien espace boisé, de Alnetum = lieu planté d'aulnes, localisation à vérifier.

Hautenoit : ancien hameau, est-ce les Tannois, lieu-dit d'aujourd’hui ?

Petit-Senlis, ferme du Petit-Senlis < Cassini, XVIIIe : mod., hameau désigné par rapport au lieu principal, la ferme s'intercale entre le hameau et le village.

 

Torcy < Torchi en 1276 : gallo-rom. en -acum/-iacum, de Turcius : Turciacum.

Carnoye (la) : méd. de carnetum = l'endroit planté de charmes.

 

Verchin < Wercin en 1120 : anthroponyme gallo-rom. ou lat. employé seul en fonction adjective de Vercinius. Vercinius, dérivé de Vercus, cognomen issu peut-être du gaulois verco, variante de vergo, proposé par Dottin (La Langue gauloise, p. 293). Si l'on suit Gysseling, on pourrait envisager un nom pré-romain "wirk-inio", = lieu situé sur la "wirka". En fait, l'étymologie est loin d'être assurée. Les germanistes proposent un thème germ. werke = la forteresse, d'autres encore un thème anthroponymique en -inus, le nom de personne étant Vercinius.

Point-du-Jour : hameau, méd. ou mod., lieu de situation élevée où l'on peut voir le lever du soleil.

 

Vincly < Wencli en 1192 : gallo-germ. en -iacum, de Vincilio : Vinciliacum.

Ecoufflans : germ., étymologie obscure.


 


[1]. Lesage René, "Hypothèses quant aux origines de Fruges", Bulletin historique du Haut-Pays, n° 44, 1992, pp 237-262 et Hough Carole, The english place names society, Journal 30 (1996-1998), pp 53-57 qui note une racine du vieil-anglais coppa = sommet, pic.

[2]. Morlet M.-Th., Les noms de personnes sur le territoire de l'ancienne Gaule, II, 37 a.

[3]. Lesage R., "Note à propos de l'origine du nom de Fruges", Bulletin Historique du Haut-Pays, n° 7, 1975, pp 200-202.