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L'encyclopédie des hauts pays d'Artois

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Acquin : germ., nom employé seul, de Acwin. Acquin, peut aussi venir du mot prélat. aska qui est un hydronyme, ajouté du suffixe -iniu, qui marque l'habitat. La localité, mentionnée dès le IXe, est connue aussi sous la forme Atcone.

Abbiette (L') (ancienne ferme de) : ferme de l'abbaye de Saint-Bertin (mention en 1739).

Aimehem : germ. en -haim. En 1349, ce vocable n'existe plus que sous forme de lieu-dit, mais la configuration toponymique du nom implique un ancien habitat.

Beaurepaire : méd. ou mod., de repaire = demeure par extension de sens, le repaire étant à l'origine le retour chez soi, au pays (ancien français).

Berguemetz : rom. ou méd. en metz = ferme, premier élément en berg = mont (germ.) ? Localisation à vérifier.

Bosc : nom d'un ancien village méd. qui paraît entre 1189 et 1127 dans les documents. De boscus = bois.

Kendale, Quindalle < Kinendale < Cassini, XVIIIe : germ. en dal = vallée. Premier élément obscur, localisation à vérifier.

Lannoy : ancienne cense sans doute méd. de Alnetum = lieu planté d'aulnes, localisation à vérifier.

Lauverdal : germ. dal = vallée.

Motte (la) : méd., motte = site fortifié. Localisation à vérifier.

Nordal < Nordale en 1349 : germ. dala = val, de nort = nord. Le val du Nord s'explique clairement par la situation topographique de ce hameau par rapport à Acquin.

Pauvre, Poovre (le), Ophove < Ouphove en 1349 : hameau, germ. tardif en -hof = ferme et upa = supérieur, haut.

Val D'Acquin (le)  < Wal en 1125, Vallis en 1240 : méd., de val.

Wast (le) : méd., de watine = terre en friche. Localisation à vérifier.

 

Affringues : formation germ. en -ingas de Harifrip : Harifripipingas = les gens de Harifrip, de harja = armée + fripu = paix.

Coeurlu : méd., ant. à 1452, ou lat. de curvus lucus = le bois courbe.

Lannoy : ferme et fief, méd. de Alnetum = lieu planté d'aulnes.

 

Alquines < Alekine : gallo-germ. avec suffixe lat. -ina/-inas de Alako.

Alouette (l') : mod. ou contemporaine.

Buisson (le) : méd., explicite.

Fromentel : méd., frigidus-mantel = le froid manteau, expression imagée pour désigner une terre difficile.

Haute-Pannée : mod., signalée sur la carte de Cassini (XVIIIe), picard pané > péné = grande parcelle de terrain ?

Haute-Plancque : mod., à partir de planche = passerelle.

Motte (la) : méd., motte = site fortifié.

Neuville (la) : méd. = le nouveau village (hameau).

Warlet < Le Harlet en 1480 : méd., peut-être de Walo, nom d'homme germ. avec processus de dissimilation.

 

Bayenghem [-les-Seninghem] : germ. en -ingaheim = la maison des gens de Bajo : Bajinga-haim.

Dernier-Sou : nom d'un écart qui doit correspondre à un cabaret, mod. ou contemporain, à l'invitation relativement claire.

 

Bléquin : gallo-rom. en -inus de Bellicius : Bellicinus[1]. Si Bellicius a été repéré par Marie-Thérèse Morlet, celle-ci propose cependant pour notre Bléquin un germ. Biliko.

Fol-Penser : étymologie obscure.

Rippemont < Ribemont en 1239 : rom. ou méd. en montem, de Richodo, nom d'homme. Cf. Ribemont dans la Somme.

 

Boisdinghem : germ. en -ingaheim = la maison des gens de Bodin : Bodinga-haim.

Cense-de-Difques : cense, Difques indique la direction, la proximité.

Vermetz : lieu-dit pouvant rappeler un établissement, rom. mansus = ferme ?

Zuthove < Suthove en 1304 : germ. tardif  hof = ferme et zud = sud (la ferme du sud).

 

Bouvelinghem : germ. en -ingaheim = la maison des gens de Bobilo > Bovilo : Bobilinga-haim.

Coëte (la) : comme on imagine mal un "lit de plumes", sens actuel du mot tel qu'on le conçoit phonétiquement, on se contentera d'une étymologie obscure (plutôt germ. cependant).

Moulin (le) : hameau, méd. ou mod., explicite.

Petit-Quercamps < Le Petit-Quequen en 1661 : mod., hameau désigné par rapport au lieu principal.

 

Cléty : gallo-rom. en -acum/-iacum de Celtius : Celtiacum. Celtius, nom issu du surnom (cognomen) Celtus, nom ethnique, = le Celte.

Cléty d'Aval : méd. ou mod. pour désigner une partie du village par rapport à sa situation.

 

Coulomby : gallo-rom. en -iacum  de Colombius, nom d'homme.

Bullecamps (les) : méd. camp = champ de Bullo, nom d'homme.

Câtelet (le) : méd. signalée depuis le XIIe, à cause du site fossoyé.

Choquel (le) : méd. à partir de l'ancien picard souche. Indique en conséquence un défrichement.

Harlettes < Hallettes en 1336, Harlettes en 1395 : processus de dissimilation probable, mais étymologie obscure.

Moulin-Brûlé : maison isolée, méd. ou mod., explicite, même dans sa détermination.

Moulin d'Harlettes : ancien moulin à vent.

 

Delettes : d’origine obscure, que ne peuvent éclairer les graphies anciennes Diletoe en 1042, Dalette au XIe, Delectes en 1119. On a proposé l'ancien français delle = pièce de terre labourable (Dauzat-Rostaing), j'avoue ma perplexité.

Briqueterie : écart au XIXe, explicite. Localisation à vérifier.

Carluicq < germ. en wick = quartier, de Karl, nom d'homme. Localisation à vérifier.

Radomez < Radomeis en 1132 : rom. en mansio = maison de Rado, nom d'homme.

Upen < Uphen en 1069 : germ. en -haim = maison, de upa-haima = la maison d'en haut", en opposition, bien évidement à la "dala-haima", maison du val. Upen d'amont = Upehem superior vers 1200, et s'oppose à Upen d'Aval, connu peut-être sous une forme ancienne Upendal.

Westrehem < Westrehen en 1226 : germ. en -haim = maison, de "westar-haim" = l'habitation de l'ouest.

 

Dohem : germ. en -haim = maison de "Dala-haima" = la maison dans la vallée. A souligner cependant que Dohem se trouve sur une hauteur, ce qui laisse supposer un déplacement de site. Cf. ci-desus Upen.

Hamelettes : = les petits hameaux, localisation à vérifier.

Maisnil < Maisnilium en 1271 : méd. mansionile = ferme.

Moulin (le) < Moulin-Dohem (Cassini, XVIIIe) : écart, méd. ou mod., explicite.

Notre-Dame des Champs, Notre Dame de Pontmain, Notre-Dame de la Bonne fin, Notre-Dame de la Salette : chapelles du XIXe où Dohem fut un centre chrétien très actif. On soulignera l'importance, dans ces désignations, du culte marial en vogue sous le Second Empire.

Vieux-Château : lieu-dit, emplacement ancien d'un château médiéval.

Vieux-Court : lieu-dit pouvant rappeler l'ancien cortem, emplacement originel d'une exploitation seigneuriale.

 

Elnes : le nom est lié à un hydronyme précélt., même si Paul Lebel opte pour un hydronyme germ. Helina = marécageuse, à l'origine de la Liane. Il suppose le nom d’un petit ruisseau affluent de l’Aa dont le village a dû prendre le nom. La base hydronyme est ala, qu'on retrouve dans Allier, Elle.

Fontaine-Saint-Martin : ferme désignée par la présence d'une source dédiée à un saint qui peut rappeler un culte préchrétien.

Pourchinte < Pourchainte en 1623, étymologie obscure.

Roussie < Les Roussies au XVIII: ferme isolée, méd., de ronces.

 

Esquerdes < Squerdia en 857 : germ. à partir de scherdo = passage, ici le passage, sans doute à gué, de la Leulène au niveau de l'Aa[2].

Austra : ce hameau apparaît sur  la carte de Cassini sous la forme Laustra, du latin alta strata = la vielle route, ici la Leulène.

Confosse : nom d'un moulin, on reconaît fosse qui entre souvent dans la désignation des moulins, premier élément obscur.

Fersinghem < Fresingahaim en 788 : germ. en -ingahaim, maison des gens de Freso/Friso > Fresinga-haim.

Lincques : on peut supposer un gallo-rom. liniacum = domaine de Linius, nom d'homme. Localisation à vérifier.

Poudrerie < Les moulins de Schuerdes en 1293, Moulin à Poudre au XVIIIe, mod. poudrerie royale fondée à la fin du XVIIe à la place d'anciens moulins médiévaux.

 

Escoeuilles < Scules : on peut y voir un prototype celtique "scao-ialo" = la clairière dans les sureaux ou un germ. Sculius, latinatisation de Scolidoas, nom d'homme employé seul en fonction adjective.

Bout-de-l'A : localisation à vérifier.

Roulinerie (la) : étymologie obscure.

 

Hallines < Hanaline en 1092. Gysseling suppose un prototype prérom. Kan-il-in-iu dont l'initiale aurait participé de la troisième phase de la mutation consonantique germ.. Toutefois, Marie-Thérèse Morlet propose pour ce nom une origine germ., à partir d'un nom de personne, Hanalo, employé seul. Processus d'assimilation très claire opérée au XIIIe : Hanniles (1201) > Haslines > Haulines > Hallines (1269).

Dieu-de-Pitié : nom d'un écart lié à la présence d'une chapelle.

 

Haut-Loquin : méd. ant. à 1156 (Lokin) : germ. lauh = bois + dim. quin.

Cauchie-du-Loquin : méd. <  1559, pour un château situé sur une ancienne chaussée ?

Capitre (le) : ancienne ferme appartenant à un Chapitre.

Cense (la) : mod., nom d'une ferme.

Ophove : ferme, germ. tardif en -hof = ferme + upa= supérieur, haut,; localisation à vérifier[3].

Pauvre, Poovre (le) : ferme,  voir Acquin  p. 219.  Localisation à vérifier.

Rouge Mont : hameau; mont définié par rapport à sa couleur ou attraction paronymique

Bas-Loquin < Loquin-le-Bas  en 1739 : mod., par rapport au Haut-Loquin.

 

Ledinghem : germ. en -ingaheim = la maison des gens de Liedo > Lido : Liedinga-haim.

Beaumont : méd. ant. au XIIe, explicite. C'est le nom d'une ancienne grange de l'abbaye de Clairmarais.

Breucq : germ. tardif, < 1240, de broek = marais.

Cour-de-Beaumont : méd. liée à l'existence d'une grange cistercienne en activité dès le XIIe. La cour est évidemment la ferme, de cortem.

Galopin : méd., origine obscure.

Neufmanoir < Novus Manerium en 1239:  méd. = le nouveau manoir, la nouvelle ferme

Petit-Hazard : moulin, aujourd'hui lieu-dit, sans doute désigné en fonction d'un investissement hasardeux concernant la fondation dudit moulin.

Pire (le) : du lat. petra = pierre, pour déterminer une voie empierrée - ici, la Chaussée Brunehaut. Localisation à vérifier.

Rouchoy : écart, méd., roncetum = lieu planté de ronces. Voir Senlecques p. 195, canton de Desvres.

 

Leulinghem  < Loeuelingehen en 1157,  Luninghehem en 1330 : germ. en -ingaheim = la maison des gens de Launa < Launinga-haim.

Arquingout : germ. en Hult = bois, de Erkaniga, nom collectif, les gens d'Erkan.

Etrehem : germ. en -haim = maison, de "strata-haim" = la maison sur la route, ici la Leulène. C’est l'ancien Strato des chartes bertiniennes, voir Estrée p. 196.

Honguerie : méd., < 1282, ayant remplacé le germ. Nortbroucq = marais du nord. Aujourd'hui, lieu-dit. La forme du nom, avec suffixe -erie, laisse supposer un domaine médiéval.

Quiefmetz < Quiefmès en 1412 : méd. en metz, de mansio = ferme, de Keri, nom d'homme (peut-être). Localisation à vérifier.

 

Lumbres < Laurentia en 1040, Lumerez en 1183 : on peut supposer une racine prérom., Lum-aria, avec suffixe hydronymique, comme le propose Gysseling. René Lesage et Philippe Queste ont suggéré la possibilité d'une racine celtique lemo = orme, ou d'un anthroponyme Lumius[4]. Néanmoins Marie-Thérèse Morlet évoque un nom d'homme germanique Lumarus, employé seul en fonction adjectivale[5], ce qui est plus probable, d'autant plus qu'il apparaît clairement que Lumerez s'est substitué à Laurentia.

Abbaye (L') : ferme au moins du XIVe dépendant de l'abbaye de Bourbourg (prieuré de Beauval)[6].

Acquembronne : germ., de brunno = source, de Akko, nom d'homme, d'après Marie-Thérèse Morlet, ou de ask = frêne d'après Lebel. Une forme ancienne Esquembronne fait plutôt pencher pour cette dernière proposition.

Alouette (l') : mod. ou contemporaine, du moins pour le lotissement bâti au début de ce siècle.

Beauval : méd., ant. au XVe, à partir de Val, désignant un ancien prieuré de Notre-Dame de Bourbourg (voir ci-dessus l'Abbaye).

Laurentia : ancien nom de Lumbres, gallo-rom. de Laurentia, nom de femme employé en fonction adjective, = le domaine de Laurentia.

Leauwette : méd. ou mod., du picard iauw = eau avec dim. -ette, désigne tout d'abord un ruisseau, puis un habitat plus tardif.

Maubreucq < Malberc en 1218, Mallebruce en 1120 : germ. broek = marais, de mole = moulin ??

Met : lieu-dit pouvant rappeler un ancien metz = ferme.

Montaigu : méd., ancienne ferme sur un mont en forte pente.

Rahaulde : lieu-dit devenu zone artisanale dans le dernier quart du XXe, sans doute germ., composé en hult = bois.

Samettes < Samettes, Saumettes en 1338 : étymologie obscure, peut-être racine gauloise sam = tranquille.

Val (le) : méd., de Val.

Widile, Moulin-Widille : mod., moulin situé au lieu-dit le Widille. On peut supposer un nom germ., bâti sur le radical widu = bois marécageux, ce qui s'accorde avec la position topographique de ce lieu, en bordure de la rivière de l’Aa.

 

Nielles-les-Bléquin < Nieles en 1227 : on peut rattacher sans doute à une large famille (les Noyelles, Nivelles, Nesles, peut-être Nieulle, etc.), couvrant l'aire française, mais d'étymologie obscure. L'absence de formes anciennes ne nous permet pas de décider. On pourrait proposer une explication par le celt., soit par Nigella d'étymologie obscure ou plutôt par Novio-ialo = la nouvelle clairière[7]. C'est ce que propose le prudent Auguste Vincent pour les Nieulle, Nueille, de l'ouest de la France[8].

Hamel (le) : méd., lié à un nouvel habitat.

Laert : méd., à partir de larris = terre en friche.

Mon Plaisir : mod., nom d'un château.

Mont-Bart : ferme, mod. ou contemporain (défrichement), nommé à partir d'un lieu-dit. Dans Mont Bart, on peut voir un redoublement, mont traduisant un barro gaulois de même signification.

 

Ouve-[Wirquin] < Ouva en 1157 : germ. ouwa = prairie qui prend en compte le milieu humide.

Bois-Rillat : mauvaise lecture de Bouriflet.

Bouriflet < Montiflet sur la carte de Cassini (XVIIIe) : étymologie obscure.

Cucheval : rom. ou méd. en -val. Premier élément obscur.

Petit-Manillet : mod., hameau désigné par rapport au lieu principal, localisation à vérifier.

Recquebroeucq  < Eskelbruecq en 1177 : germ., de broek = marais du Esche = chêne.

Wirquin < Garchin (?) en 1119 : Werchin en 1193 : anthroponyme gallo-rom. ou lat., employé seul en fonction adjective de Vercinius. Vercinius, dérivé de Vercus, cognomen issu peut-être du gaulois verco, variante de vergo[9]. Si l'on suit Gysseling, on pourrait envisager un nom pré-romain wirk-inio = lieu situé sur la Wirka[10].

 

Pihem < Pithem en 1139 : germ. en -haim = maison, de "putja-haim" = la maison du puits. A signaler l'installation de ce village sur une hauteur, d'où la nécessité d'un puits pour accéder à l'eau, source de vie.  

Bientques < Biekenez, Biequines en 1159 : gallo-germ. avec suffixe lat. -ina/-inas, et de Bekko/Bikko, nom d'homme germ.  

Lespinoy, Espinoy : méd. à partir de spinetum = lieu planté d'épines. Indique sans doute un défrichement.

Petit-Bois < Bus d'Aval, le bois d'amont en 1412 : méd., hameau installé près (ou à la place) du petit bois de Pihem.

 

Quelmes < Kelmioe en 723 : probablement du celt. calmis = hauteur.

Bernhove : germ. sans doute tardif en hof = la ferme, à partir de Berno, nom d'homme. Le type implique un habitat, disparu cependant avant 1424, où le nom apparaît comme simple lieu-dit.

Bullecamps (les) : rom. campum = champ de Bullo, nom d'homme. Localisation à vérifier.

Campemhove : germ. tardif en hof = ferme, pour un ancien manoir aujourd'hui disparu.

Hinguezelle, Inxelles : germ. en sala = maison de Ingo. En 1411, il n'est plus qu'un lieu-dit.

Houltove : germ. tardif en hof = ferme. Cet ancien habitat est devenu un lieu-dit.

Inglebert : germ., de angila = crochet et berg = mont, ou Ingilo-berg = le mont d'Ingilo, nom de personne.

Moulin-Inglebert : mod., moulin suivi du lieu.

Norques : localisation à vérifier.

Ostove < Oesthove en 1411 : germ. tardif en hof = ferme, et Ost = est, = la ferme de l'est. Localisation à vérifier.

Temple (le) : lieu-dit.

Vernove < la Vernove en 1478 : germ. tardif en hof = ferme, premier élément obscur.

Vieux-Flots  < Cassini, XVIIIe siècle : localisation à vérifier.

Westove < Westove en 1407 : germ. tardif hof = ferme, ici la ferme de l'ouest, par rapport à Quelmes ? Localisation à vérifier.

 

Quercamps < Kercamps en 1207 : rom. en campum = champ et Keri, nom d'homme (Dauzat, Morlet), ou le champ cher = qui a du prix (à l'orée de la forêt de Tournehem)  pour Denise Poulet.

Wattine (la) < Desertum en 1146 : méd. rappelant une terre en friche, une gâtine, sans doute défrichée alors.

 

Remilly [-Wirquin] < Rumliaco en 704 : gallo-rom. en -acum/-iacum de Romilius : Romiliacum.

Crehem : germ. en -haim = maison (anciennes formes Crahem, et Crohem). Peut-on proposer un anthroponyme Kero  (la maison de Kero) ?

Wisquendalle < Wisquedal en 1586 : germ. dal = vallée, et nom d'homme à déterminer.

 

Setques < Sethiacum en 723 : gallo-rom. en -acum/-iacum de Settius ou Setilius : Settiacum. Setius, variante de Settius.

Sithiu : ancienne ferme du Chapitre de Saint-Omer.

 

Seninghem < Sinigahem en 877 : germ. en -ingaheim = la maison des gens de Sinno : Sinninga-haim.

Lusquet (le) < Le Luquet en 1774 : méd. ou mod. de lucus = bois sacré, avec suffixe dim. -et.

Marais : explicite, intervenant pour désigner un  hameau.

Marché (le) : hameau, méd. ou mod., lieu déterminé par la présence du marché ?

Motte (la) : château, méd. motte = site fortifié.

Notre-Dame-des-Ardent, Ardents (les) : partie du village autour de la Chapelle-des-Ardents.

Raiderie : hameau, méd. ou mod., peut-être de l'ancien français reide = insensé, fut-ce une décision insensée de construire une habitation en ce lieu, sur la route royale de Boulogne à Saint-Omer, établie au XVIIIe ?

Val-du-Bois : méd., explicite, de wal, germ.= forteresse.

Waterdal < Wentredale, Wadtredale en 1239-1240 : germ. dala = val, de west = ouest. Waterdal est le val de l'ouest par rapport à Seninghem.

 

Surques < Surches en 1084 : gallo-rom. en -acum/-iacum de Surus, Surius : Suriacum.  

Baronnerye : ferme, chef-lieu de la seigneurie de Surques, motte féodale repérée par Philippe Queste[11], d'où le nom, Surques ayant été une des baronnies du Comté de Boulogne.

Breuil (le) : méd. ant. à 1480. Le breuil est un petit bois clos de mur ou de haie, en ancien français. Il faut envisager ici un défrichement de ce Brueil ou d’un hameau sis à proximité.

Brugnebois : méd. ant. à 1431, de Bois et Brunel, ce dernier étant le propriétaire ou le défricheur.

Commune (la) : explicite.

Fiefs (les) : méd. ou mod., explicite.

Hanoulet : étymologie obscure.

Harville : nom rom. en villa = domaine de peut-être Hari, nom d'homme.

Lienent : hameau (probable confusion avec Lieussent sur Hocquinghem).

Moucroux (les) : étymologie obscure.

Mouflon < Mons fellon en 1217 : Mons iniqui vel fllonis au XIIIe : méd. de mont + Félon.

Ostove < Oesthove en 1245 : voir Osthove p. précédente (Quelmes).

Paillart (le) < Paillart en 1543 : ferme, désignée selon le nom de son propriétaire, à moins qu'il ne s'agisse d'une origine méd. = grenier à paille.

Plouy (le) < Ploichum en 1225 : méd., liée à un nouvel habitat, de "ploïch" = enclos.

Val (le) < Waluin en 1218 : méd., lieu-dit pour un mont et un bois, ce qui exclut l'évidence topographique. Sans doute germ. wal = forteresse, motte féodale d'ailleurs repérée par Philippe Queste[12].

Vateland, Wateleau, Watteland (le) < Wattelau (Cassini, XVIIIe) : germ. lauha = petit bois marécageux de Watto, nom d'homme (pas sûr).

Westrehove < Westrehove en 1121 : ancien hameau s'étendant entre Rebergues et Surques, germ. tardif hof = ferme, ici la ferme de l'ouest. Localisation à vérifier.

 

Vaudringhem < Vualdringahem en 867 : germ. en -ingaheim = la maison des gens de   Waldahari : Waldaharinga-haim.

Bout d'Amont : méd. ou mod. indiquant la position du bout (la fin) d'un village.

Brûle (le) : méd. de breuil = petit bois clos de mur ou de haie, en ancien français.

Floyecques : la finale incite à y voir une origine gallo-rom. en -iacum, nom de domaine, peut-être de Flaviacum, de Flavius nom d'homme lat.. Un  Flaiekes, en 1365 peut y inviter.

Maisnil-Boutry < le Mesnil Boutry en 1474 : méd. = mansionile, = ferme d'un domaine seigneurial appartenant à la famille Boutry, seigneurs de Bomy, mais possessionné sur le finage de Ledinghem.

 

Wavrans-sur-l'Aa < Villa Waurantis dicta en 862 : celt. "Wabrantio", dérivé de "wambra" = forêt, selon Gysseling, de vobero = fleuve, selon Dauzat. En tout cas, le suffise -antia est pré-romain.

Assinghem : germ. en -ingaheim = la maison des gens de Asso/Azzo : Assinga-haim.

Blanc-Mont : méd. ou mod.

Campagnette : méd., dim. de Campagne.

Câtelet (le) : méd., à cause du site fossoyé.

Fourdebecques : germ., de "furkada-baki" = ruisseau fourchu.

Plouy (le) : méd. liée à un nouvel habitat,  de "ploïch" = enclos

Vedringhem < Weringehem en 1192 : germ. en -ingaheim = la maison. Premier élément obscur.

Wilbedinghe < Hilbudemghem en 1119 : formation germ. en -ingahaim = maison des gens de Willibod.

 

Westbécourt < Bochout juxta Aquinum, XIIIe : germ. hult = bois, voir Bécourt p. 214, avec  préfixe d'orientation précisant la localisation.

Merzoil < Mersuale en 1226 : étymologie obscure.

 

Wismes < Wimes en 1105 : peut-être précelt., à partir d'un thème hydronymique wim qui pourrait signifier « qui coule bien » et qu'on retrouve dans quelques noms de rivière[13]. Paul Lebel y voit cependant une création germ..

Cantemerle : méd. ou mod., nom imagé et métaphorique = lieu où chantent les merles.

Flos-Bénis : ce hameau mentionné sur la carte de Cassini (XVIIIe) est sans doute une déformation de Fauquemaisnil p. 201.

Fontaine-Saint-Maxime : ferme désignée par la présence d'une source dédiée à un saint qui peut rappeler un culte préchrétien.

Marival < Marival en 1759 : rom. ou méd. en val = vallée, le déterminatif n'est pas forcément Marie, peut-être Magher, nom d'homme, comme dans Maricourt (Somme).

Rietz-Moutu : méd., rietz = terre en friche. Le qualificatif vient peut-être de motte.

Saint-Pierre Assint : méd., origine religieuse. Pour Assint, étymologie obscure.

Salvecques : peut-être gallo-rom. en -iacum = domaine de Salvius, qui pourrait aboutir logiquement à Salvecques, mais les graphies anciennes manquent. Un sart-l'évêque  est toutefois possible[14].

 

Wisques < Wiciacum en 648 : gallo-rom. en -acum/-iacum, de Vicius, nom d’homme : Viciacum. Vucius.

Abbaye Saint-Paul : abbaye XIXe fondé sur l'ancien château de la famille de Pan.

Aubrouck : germ. en broek = marais. Premier élément obscur, localisation à vérifier.

Bout du Fossé (Ferme) : ferme isolée, explicite.

Carlewicq : germ. Wick = partie de village, et Karl, nom d'homme. Localisation à vérifier.

Ermitage (l') : explicite.

Grand-Château : château de la période mod., devenu couvent de Bénédictines au XIXe. Aujourd'hui Abbaye Notre Dame.

Rabodenghes < Rabodenghes en 1370 : germ. en -ingahaim = la maison des gens de Ratbold, nom d'homme. Localisation à vérifier.

Sainte-Aldegonde < Petite ferme de Sainte-Aldegonde (Cassini, XVIIIe) : ferme ancienne propriété de la Chartreuse Sainte-Aldegonde, mentionnée sur la carte de Cassini (XVIIIe).

 

Zudausques : gallo-rom. en -acum/-iacum, voir Auchy p. 228. Le préfixe est un déterminatif d'orientation de langue germ., ici l'Alciacum du Nord.

Adsoit < Hattessot en 1221 : probablement germ. Hatto > Haddo, nom d'homme déterminant un substantif inconnu ??

Audenthun : germ. (saxonne) en -ingatun = la ferme des gens d'Odo < Eudes, nom d'homme.

Cormettes < Curmettes en 1123 : dim. méd. de Cormes, de corme = lieu planté de sorbiers ??

Leuline < Lieuline en 1300, Leoline en 1318 : méd., à partir du nom de la Leulène ? Le nom de Leulène reste cependant obscur.

Liheuse < Lieusene en 1480 : on évoque yeuse = chêne vert, mais le Nord ne se trouve pas dans le domaine de cet arbre. Peut-être un germ. Liudo, nom d'homme, employé seul, ou une origine lat. de lutus = boue.

Moulin-de-Liuze : moulin, méd. ou mod., explicite.

Noircames < Norkelmes en 1300 : méd. = le lieu au nord de Quelmes.


[1]. Morlet M.-Th., Les noms de personnes sur le territoire de l'ancienne Gaule, II, 26 a.

[2]. Flahaut René, «  D’où vient le nom d’Esquerdes ? Différentes orthographes du nom d’Esquerdes. » l’Echo de la Vallée, février-mars 1974.

[3]. Confusion possible dans les fiches de de Loisne avec Acquin.

[4]. Lesage René et Queste Philippe, "Toponymie et microtoponymie" dans Histoire de Lumbres et des Lumbrois, tome I, Comité d'Histoire du Haut-Pays, E.D. n° 22, 1999.

[5]. Morlet M.-Th., Les noms de personnes sur le territoire de l'ancienne Gaule, I, 133 b.

[6]. Ibid.

[7]. On a émis des explications par le germ.. Certains rapprochent Nielles de Nivelle, en Belgique, et proposent un niwi-alah = le nouveau temple. Gysseling propose niwialoh = la basse. J'estimerai, pour ma part, sans vraiment être affirmatif, que le toponyme est pré-romain, mais que son évolution linguistique fut très perturbée, d'où nos incertitudes.

[8]. Vincent Auguste, La toponymie de la France,  page 94.

[9]. Dottin, La langue gauloise, 1918, p. 297.

[10]. En fait, l'étymologie est loin d'être assurée. Les germanistes proposent un thème germ. werke = la forteresse. D'autres encore un thème anthroponymique en -inus, le nom de personne étant Vercinius.

[11]. Queste Philippe, Le château dans l'Audomarois médiéval, Comité d'Histoire du Haut-Pays, Études et documents n° 16, 1997.

[12]. Queste Philippe, ouvrage cité.

[13]. Lesage René, "A propos du nom de Wismes", Bulletin Historique du Haut-Pays, n° 14, 1997, p XLV.

[14]. Hochart Jean-Luc, Wismes-en-Artois. Notice historique, 1975.